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mercredi 3 août 2016

Ma petite sélection de livres russes

Cela fait un moment que je pensais à écrire un billet sur des auteurs ou des livres russes qui ne sont pas énormément connus ici mais qui méritent pourtant de l’être. Promis, je ne parlerai pas ici de Tolstoï -Dostoïevski, malgré tout mon respect à leur égard. Non, il s’agit de mon personnel top-5 des œuvres insolites et en même temps typiques.

ISBN : 2221002326
O  On commence par un œuvre doux et triste - L'Adieu à l'i͏̈le de Valentin Raspoutine (écrit en 1976, la seule publication française en 1979).
L’histoire d’un village qui doit être détruit afin de permettre la construction d’un barrage hydroélectrique. Parmi les habitants un conflit de générations s’impose : les jeunes sont enthousiastes aux changements, tandis que les plus âgés refusent d’abandonner leur lieu d’habitation, leur petite patrie, préférant y mourir.Il m’arrive très rarement de pleurer sur des livres. Sur celui-ci j’ai pleuré.

O  On passe ensuite à Nous autres de Evgueni Zamiatine. Si vous l’ignorez, c’est une toute première (et à mon avis, la meilleure) dystopie, écrite en 1920. Non seulement s’est un roman incontournable pour les amateurs du genre, mais aussi une histoire tout simplement passionnante. Il a été publié en France à plusieurs reprises, il est par ailleurs téléchargeable gratuitement ici :  http://www.ebooksgratuits.com/pdf/zamiatine_nous_autres.pdf
Le monde de Zamiatine, c’est une ville immense entouré d’un mur vert. Là-bas, les bâtiments aux façades vitrées permettent de surveiller le quotidien de chacun ; tous les gestes sont strictement réglementés (même pour faire l’amour il y a des règles spéciales) ; les familles n’existent pas afin de ne pas favoriser l’attachement (les enfants sont élevés dans les établissements dédiés).
Le personnage principal est ingénieur qui admire sincèrement le pays totalitaire où il habite. Sauf qu’un beau jour il croise une femme mystérieuse, et depuis tout va de travers. Il se perd dans ses sentiments et dans les évènements dont il a du mal à saisir le sens...
J’ai relu ce roman plusieurs fois et chaque fois j’ai été captivée...

ISBN : 2226002537
O  Qui dit russe dit alcoolique. C’est une des idées reçues les plus répandues sur ma nationalité, et on n’y peut rien. Alors je n’ai pas pu éviter cette thématique dans ma sélection.
Je vous présente donc Moscou-sur-Vodka, un roman (ou un poème, comme l’auteur l’a intitulé lui-même) de Venedikt Erofeïev. Écrit à la fin des années 1960, il n’a été publié en URSS qu’en 1987, pour des raisons de censure (avant il a été édité à Israël (1973) et à Paris (1977)). Pourtant il n’y a pas de questions politiques là-dedans. C’est plutôt parce qu’il traite du mode de vie inconvenable pour un citoyen exemplaire.
En effet, Venetchka, le héros principal, se fait virer du travail à cause de l’alcool, il passe son temps à inventer des cocktails inimaginable, tout en parlant en gros mots... Au cours du récit il effectue un voyage en train dans le but de rejoindre son amoureuse et son fils.
Moscou-sur-Vodka commence comme une farce et termine comme un drame. Le train avance et la lecture rigolote du début devient de plus en plus lourde et épaisse, comme un sable mouvant. Elle fait peur. On ne peut pas s’en sortir indemne.
C’est un livre qui m’a beaucoup marqué dans ma jeunesse.


ISBN : 2841901459
O  Les Douze Chaises de Ilf et Petrov. C’est un roman satirique sur la société soviétique. En même temps c’est un grand roman d'aventure, où Ostap Bender, un délinquant charismatique, essaie de s’approprier des richesses des autres, tout en roulant dans la farine ses concurrents. Non, il n’a rien à voir avec le profil d’Arsène Lupin. C’est vraiment un voyou dont la malhonnêteté créative est un mode de vie. Malgré cela on tombe amoureux de lui sur le champ... 
Tout est remarquable dans ce livre - le langage, l'inventivité d’Ostap, certaines faces de la réalité soviétique qu’il utilise en sa faveur ou qu’il affronte... 
Or, je pense que pour un lecteur européens ce roman devrait paraître assez exotique...

O  Pour terminer cette sélection j’ai choisi une pièce de théâtre que je trouve absolument incroyable. C’est La Chasse au canard d'Alexandre Vampilov, écrite en 1967 (parue en France en 1997). 
Une histoire bouleversante d’un personnage d’une vie anodine au premier coup d'œil mais qui sombre dans le désespoir. Cette pièce nous fait voir le monde dans son effrayante absurdité, comme un trou noir sans issue, sans solution, sans espoir.  Ça fait penser à La Nausée de Sartre ou aux Rhinocéros de Ionesco. Je vous décris cette pièce et j’ai envie de la relire moi-même)
Vous pouvez trouver un résumé de La Chasse au canard via ce lien :
http://www.maisonantoinevitez.com/fr/bibliotheque/la-chasse-aux-canards-607.html 
ou probablement commander un recueil la contenant sur le site de Actes Sud (je ne suis pas certaine car, vu la date de la publication, le livre risque d’être périmé ; mais il a été édité donc il devrait rester quelque part ; ça vaut le coup de le chercher).

Voilà tout ce que j’avais à vous dire sur mes livres russes préférés. J’espère de vous avoir donné l’envie d’en découvrir quelques-uns.

mercredi 20 juillet 2016

En attendant Bojangles

Une belle histoire sur un amour fou.
Ils étaient trois : la mère joyeuse et extravagante, avec certains problèmes mentaux, le père le plus aimant et attentionné qu’on puisse imaginer et le fils d’une dizaine d’années. Leur vie ressemblait à une fête éternelle ou à un conte de fées : un incroyable château sur le sud espagnol, un oiseau exotique apporté de l'Afrique en guise d’animal de compagnie, des cocktails alcoolisés à volonté et à toute heure, mais surtout la danse. Car tous les jours le couple se donnait à une danse passionnée sous “Mr. Bojangles” de Nina Simone. Dans cette danse ils mettaient toute leur joie de vivre. Mais ce bonheur insolite s’est révélé fragile, parce que l'état de la mère se dégradait peu à peu, d’abord de manière à peine perceptible, puis en devenant de plus en plus inquiétant. Alors la famille relève un défi : ils vont faire durer leurs instants de joie le plus longtemps possible.

Écrit à la première personne par le petit garçon, pour lequel c’est la seule façon de vivre qu’il connaît, ce roman est énormément touchant. Personnellement, j’aime beaucoup les ouvrages pour adultes, où l’histoire se raconte par un enfant témoin des événements. Je trouve très émouvant le fait que le narrateur n’a pas la même vision des choses que le lecteur, qu’il interprète certains trucs d’adultes à sa manière sans les comprendre vraiment... Bref, c’est un ouvrage très prenant. Je ne l’ai pas seulement lu, je l’ai vécu.

Le seule défaut, c’est la prévisibilité qui m’a ennuyée un peu, surtout vers la fin.    


Titre : En attendant Bojangles
Auteur : Olivier Bourdeaut
Éditeur : Finitude
Parution : 01/2016
Pages : 160


lundi 4 juillet 2016

Blasmusikpop : comment un ver solitaire changea le monde

Ça fait presque deux semaines que n’ai pas écrit de billets pour ce blog, mais je vous assure que c’est pour la bonne cause : pendant cette période j’ai lu un livre fascinant, mon nouveau coup de coeur - le Blasmusikpop, le premier roman  de Vea Kaiser, une jeune auteur autrichienne.
    
Vea Kaiser
L’ouvrage compte plus de 500 pages et il n’y en a pas une de superflue ! À commencer par la couverture que je trouve très fraîche et attirante, puis le sujet et le langage… Il y a de quoi se régaler !

Ce roman se divise en deux partie : la première raconte l’histoire de Johannes, originaire d’un village alpin, qui découvre, qu’il souffre d’un ver solitaire, et part pour la capitale avec l’intention de devenir médecin. La deuxième partie est consacrée à son petit-fils, qui s'appelle également Johannes et qui rêve, à l’instar de son grand-père, d’abandonner son “village barbare” pour un “monde civilisé”.

Original avec sa dimension épique, ce roman parle de la vie de plusieurs générations des villageois et donne en plus des renseignements historiques (parfois humoristiques). Ce qui est rare dans les livres contemporains, qui tournent habituellement autour d’un petit groupe de personnages. C’est un roman sans dramatisme exagéré mais drôle et émouvant. Il possède à la fois la fluidité de la narration et la richesse des détails, le sérieux et l’ironie. C’est vraiment une des meilleurs choses que j’ai lues les derniers mois.


Titre : Blasmusikpop
Auteur : Vea Kaiser
Éditeur : Presses de la Cité
Parution : 08/2015
Pages : 525

mardi 21 juin 2016

Deux étés

Erik Orsenna m’était déjà connu par La grammaire est une chanson douce qui m’avait laissé l’impression d’une écriture raffinée et réfléchie. Du coup, en prenant Deux étés j'espérais un bon roman.

Le sujet est original : un traducteur s’installe sur une île, qui ressemble au paradis terrestre, pour y traduire l’Ada de Nabokov.  Malgré les conditions favorisant le travail, le texte résiste à la traduction. Alors tous les habitants de l’île se réunissent pour lui porter secours.
La plume d’Orsenna est remarquable, rien à dire. Les phrases mêmes, leur syntaxe, reflètent l’ambiance de la fraternité détendue de l’île. Les personnages sont décrits avec une légèreté et une douce ironie… Bref, la lecture était agréable. Mais... ce n’était peut-être pas le bon moment pour lire ce roman : j’avais besoin de quelque chose de surprenant, d’un tourbillon d'émotions… Ce qui m’a manqué afin que je donne une note plus favorable.

Titre : Deux étés
Auteur : Erik Orsenna
Éditeur : Fayard
Parution : 05/1997
Pages : 199

mardi 14 juin 2016

Le Cahier noir : roman illustré / L'Étrange bibliothèque

Aujourd’hui au programme deux récits illustrés (je ne dis pas romans car l’un d’eux est trop court pour être nommé ainsi). On commence avec

L'Étrange bibliothèque

Un jeune garçon vient dans une bibliothèque pour chercher un bouquin, mais le bibliothécaire l'amène au sous-sol du bâtiment et l’enferme dans une sorte de cellule de prison. Je n’en dirai pas plus car ce synopsis, si court qu’il soit, a déjà raconté une grande partie de l’histoire. Franchement, à mon avis l’importance de Murakami pour la littérature est exagérée, et ce récit-là n’est pas sa meilleure création… Il faut probablement être un vrai amateur de Murakami pour apprécier L'Étrange bibliothèque...
Par ailleurs, ce qui importe dans cette publication, ce sont des illustrations faites par Kat Menschik. Elles sont magnifiques !



Présentant les détails en grand plan pour la plupart des pages, elle créent une ambiance mystérieuse. On sent même le danger qui flotte dans l’air humide de la cellule.

Titre : L'Étrange bibliothèque
Auteur :  Murakami, Haruki  
Éditeur : Belfond
Parution : 2015
Pages : 58




Le Cahier noir : roman illustré

 Voici ce qu’on lit au quatrième de couverture :
“La quête de soi d'un jeune provincial découvrant sa sexualité et sa soif d'absolu. Premier roman de l'auteur écrit à 17 ans”.
Avec cette description j’attendais une histoire de la vie d’un adolescent en quête de sa place dans le monde mais c’est un livre de tout autre genre. Certes, il y a la jeunesse et la quête mais racontées d’une manière tout à fait inattendue. Les métaphores surréalistes, souvent basées sur le sexe et la violence et qui reflètent la réalité comme dans un miroir tordu, où tout se voit déformé.
Le livre prétend d’être la publication d’un vrai journal intime de l’auteur et les illustrations qui accompagnent une page sur deux seraient des photocopies de ce journal manuscrit. Pour la plupart elles présentent des personnages nus et surréalistes, entourés du texte. Voici quelques exemples.





Cela mérite de l’attention et tant que vision du monde, et le côté esthétique rencontrera sans doute ses amateurs. Mais moi, personnellement,  j’ai trouvé ce roman assez répétitif, au niveau du texte tant qu’au niveau du dessin.

Titre : Le Cahier noir : roman illustré
Auteur : Olivier Py
Éditeur : Actes Sud
Parution : 2015
Pages : 230










jeudi 19 mai 2016

Jours tranquilles à Mixing Part

La plume d’Erlend Loe m’était déjà bien connue (et aimée) via Naïf.Super et Autant en emporte la femme. J’adore son style des phrases courtes et des listes interminables. Je savais donc à quoi m’attendre en prenant ce roman avec une jolie couverture rose vintage.
Mais si les romans lus précédemment parlaient de la crise et du développement personnels, celui-ci élabore le sujet de la famille, ou plutôt du couple. En quelque sorte c’est une études littéraire sur les relations familiales.
Jours tranquilles à Mixing Part est presque entièrement constitué de dialogues entre Bror Telemann, “homme du théâtre”,  et Nina, sa femme, professeur. Avec leurs trois enfants ils partent en vacances en Allemagne, pays adoré par la femme et détesté par le mari. Et c’est loin d’être le seul point de désaccord entre eux...
Ils se parlent, mais ils de ne s’entendent pas, comme dans les pièces de théâtre de Tchekhov.  La correspondance qu’ils mènent aux premières pages avec un couple allemand sans comprendre la langue est un beau préface symbolique du roman sur l'incompréhension totale, raconté avec beaucoup de subtilité et beaucoup d’humour aussi (ça me rappelle encore Tchekhov). D’ailleurs, contrairement aux romans précédents de Loe, ici le personnage principale n’est visiblement pas un alter-ego de l’auteur ou, au moins, n’est pas son préféré. Lui, qui croit savoir lire dans l’âme de chacun, en réalité est tout simplement déconnecte du monde réel. Pour bien comprendre le sens de l’ouvrage il faut l’extraire d’entre les lignes. C’est ce que j’aime bien.
La fin un peu trop optimiste à mon goût mais cela ne m’a pas déçu pour autant.
Conclusion : pas un coup de coeur, mis un très bon roman tout de même.

Titre : Jours tranquilles à Mixing Part
Auteur : Erlend Loe
Éditeur : Gaïa
Parution : 04/2014
Pages : 192


dimanche 8 mai 2016

Des souris et des hommes

Un peu de superbe classique de la littérature américaine. J’ai adoré. Non, mais vraiment adoré, c’est un véritable coup de coeur pour moi. Je ne m’attache pas facilement aux personnages, mais là…
George Milton, un homme travailleur, honnête et pas très exigeant n’arrive pas à trouver un emploi stable car il est accompagné d’un ami simple d’esprit qui, sans le vouloir, produit le désastre partout où ils mettent les pieds…
Une histoire d’amitié si profonde, si émouvante et dramatique, où les choix ne sont pas faciles à faire, les nécessités pas faciles à accepter. Et surtout l’histoire des caractères accomplis, forts et humains qui m’ont vraiment marqués.
Quand j’ai commencé la lecture je n’attendais pas du tout à l’effet que la fin allait produire sur moi, à ce pincement du coeur qui a fait de ce roman court un de mes livres préférés. Je ne peux que le conseiller.

Titre : Des souris et des hommes
Auteur : John Steinbeck
Éditeur : Gallimard
Parution : 09/1995
Pages : 219



mardi 3 mai 2016

La fille qui avait deux ombres

Voici un ouvrage dans l’esprit de la jeunesse : entre les doutes, les émotions fortes et les sarcasmes. Le langage des sms (utilisé occasionnellement, bien sûr) et des jeux de mots est complété par des diverses allusions sur la culture de media de nos jours. Tout ça est pour raconter une histoire de la relation entre une adolescente et sa grand-mère en passant par toute la famille.
Tracassée par des rêves bizarres et par le comportement de sa grand-mère (notamment par sa décision de se confier à la chirurgie esthétique), la jeune Elisa commence à fouiller dans le passé familiale pour en sortir des secrets cachés depuis bien longtemps.
C’est avant tout pour les jeunes qui aiment le réalisme et les histoires psychologiques. Les personnages sont pas ordinaire, aux faces variées. Une seule remarque négative que j’ai : tout est un peu trop idyllique (surtout vers la fin), tout le monde s’aime, les conflits se dissipent d’eux-mêmes, bref, le ciel est trop bleu.


Titre : La fille qui avait deux ombres
Auteur :  Sigrid Baffert
Éditeur : L'Ecole des loisirs
Parution : 03/2009
Pages : 267


vendredi 29 avril 2016

Le Voleur des cadavres

Mon coup de cœur !
Ce polar (je dirais plutôt roman noir) d’une auteur brésilienne raconte l’histoire d’un homme tout à fait ordinaire dont la vie change subitement dès qu’il se retrouve témoin d’une chute d’un avion privé. Le pilote, auquel le personnage principal se précipite pour lui porter le secours, meurt dans ces bras en laissant sur le siège passager le sac à dos remplis de drogue que notre héro n’hésite pas à s’approprier… Après cela sa vie se dégrade peu à peu, chaque sa nouvelle action est plus immorale que la précédente.

Va-t-il s’en sortir ou sombrer définitivement dans les ténèbres ? C’est un livre sur le choix entre le bien et le mal qui ne se fait pas d’un coup mais qui est le résultat des petites décisions semblant innocentes au premier abord. L’histoire des cadavres, des drogues et d’une morne petite ville, racontée avec vivacité et ironie, c’est passionnant !
À lire absolument.

Titre : Le Voleur des cadavres
Auteur : Patricia Melo
Éditeur : Actes Sud
Parution : 10/2012
Pages : 224

jeudi 28 avril 2016

Samantha, bonne à rien faire

En attendant la promotion de ces rêves, Samantha, jeune avocate, fait par mégarde une grave faute au travail qui met sa carrière en question. Sous le choc elle quitte la ville et “échoue” chez une riche famille qui la prend par erreur pour une bonne à tout faire. Alors, n’ayant rien à perdre, Samantha décide d’essayer ce nouveau rôle...


C’était pour moi une lecture légère et réconfortante. Un peu prévisible, oui, mais c’est la prévisibilité qui rassure, celle d’un film qu’on connaît par cœur et qu’on reregarde tout de même en savourant d’avance chaque scène et chaque réplique. Bien évidemment, il y a une histoire d’amour. Bien évidemment, tout se termine on ne peut pas mieux, et si ma note est bonne c’est parce que le livre a été conforme à mes attentes. Idéale pour se reposer le cerveau ou tuer le temps d’une manière agréable.


Titre : Samantha, bonne à rien faire
Auteur : Sophie Kinsella
Éditeur : Pocket
Parution : 2012
Pages : 416

(Il existe par ailleurs trois autres éditions de ce livre en France mais celle-ci est la plus récente et à mon avis elle possède la plus jolie couverture)

lundi 25 avril 2016

Thrillers lus en mars/avril


Aujourd’hui j’ai envie de vous présenter deux thrillers censés être psychologiques mais bien différents : un m’a plu et l’autre non. Quand il y a une bonne et une mauvaise nouvelle je commence par la bonne :


Ils savent tout de vous

Deux hommes (un policier et un détenu de prison) découvrent, chacun dans son coin, qu’ils possèdent un don : ils peuvent lire dans les pensées des autres. En même temps dans la vie de chacun d’eux apparaît une belle femme mystérieuse qui se présente comme agent du FBI et les embauche pour des missions spéciales.  Mais quel est son véritable objectif ? Impossible de le deviner car elle est la seule personne dont les pensées ne leurs sont pas accessibles…
D’habitude je n’aime pas les romans sur les super-pouvoirs. Cependant ce livre-là m’a impressionnée. Vraiment un thriller comme il faut : sujet dynamique et imprévisible où chaque détail a sa place, avec une touche de l’humour en plus. Merci à Iain Levison et aux éditions Liana Lévi de m’avoir offert ces bons moments de lecture !



Titre : Ils savent tout de vous
Auteur : Iain Levison
Éditeur : Liana Levi
Parution : 10/2015
Pages : 240






Central Park

Une flic et un jazzman qui ne se connaissent pas se réveillent un jour sur un banc du Central Park à New York, menottés l’un à l’autre. Après avoir passé la soirée ordinaire de la-veille, ils n’ont aucun souvenir de la nuit dernière et ne savent pas comment ils se sont retrouvés là. Pour le comprendre ils commencent une enquête…
Le synopsis intrigant et une très jolie couverture prometteuse m’ont tentée. Pourtant la lecture a vite tourné à la déception : c’est un polar (ou un thriller, comme il est indiqué dans les descriptions sur internet) au sujet peu vraisemblable, trop féminin à mon goût et tout simplement pas intéressant. Les personnages sont clichés et sans aucune épaisseur. Mais le pire, c’est la fin – tellement banale ! Qui a déjà lu au moins un livre avec le final semblable (et il y en a pas mal, de livres comme ça) va tout prévoir dès la moitié… La sensation qui m’est restée : tant de pages pour cela ?
Point positif : maintenant je sais que je n’achèterai plus de Guillaume Musso. J’attendais quelque chose de plus intellectuel de cet auteur. Dommage.  

Titre : Central Park
Auteur : Guillaume Musso
Éditeur : Pocket
Parution : 2015
Pages : 448