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vendredi 5 août 2016

Rien qu’une femme

Un jeune garçon, le fils unique d’une propriétaire d’un hôtel provincial, tombe amoureux d’une de leurs femmes de chambre. Elle répond à ses sentiments et lui offre les premiers plaisirs sensuels… Là, j’ai pensé : mmm, une histoire d’un premier amour, super ! Mais cette impression n’a pas persisté.
Car en fait il n’y a même pas une trace d’amour : chacun a ses intérêts dans cette relation. Le héros principal s’autoanalyse et essaie de comprendre sa maîtresse, qu’il n’est d’ailleurs pas le seul à fréquenter. Cette relation devient une source des humeurs dans la petite ville où tout le monde connaît tout le monde, ce qui aggrave encore la situation.
Je me suis lassée vite de ce bouquin, et, si court qu’il soit, j’ai eu du mal à le finir. Tu lis une page - elle n’apporte rien de neuf à l’histoire, tu en lis une autre - toujours rien, et ainsi de suite. Je crois que ce n’est pas le genre des livres fait pour moi.   

Titre : Rien qu’une femme
Auteur : Francis Carco
Éditeur : Librio
Parution : 06/1995
Pages : 96

lundi 25 juillet 2016

Vox

C'est est une conversation téléphonique d’un homme et d'une femme qui ne se connaissent pas mais qui se sont contactés grâce à un service de sexe au téléphone. Ils parlent de sexe, bien sûr, mais aussi de leurs vies, de leurs goûts, de leurs habitudes, ils s’inventent des histoires coquines etc.

Sous la couverture vieillotte (j’avais une publication de 1993 sous la main, après quoi le roman a été réédité plusieurs fois avec des couvertures beaucoup plus attirantes) se cache un roman sensuel (bien qu’assez discret) et même intellectuel. Mais il m’a terriblement manqué du sujet, de la structure. Ce n’est qu’un bavardage libertin de tout et de rien. À la fin j’ai eu envie de demander : d’accord, ils ont parlé, c’était pas mal, et alors ?

Titre : Vox
Auteur : Nicholson Baker
Éditeur : Julliard
Parution : 03/1993
Pages : 186

mercredi 20 juillet 2016

En attendant Bojangles

Une belle histoire sur un amour fou.
Ils étaient trois : la mère joyeuse et extravagante, avec certains problèmes mentaux, le père le plus aimant et attentionné qu’on puisse imaginer et le fils d’une dizaine d’années. Leur vie ressemblait à une fête éternelle ou à un conte de fées : un incroyable château sur le sud espagnol, un oiseau exotique apporté de l'Afrique en guise d’animal de compagnie, des cocktails alcoolisés à volonté et à toute heure, mais surtout la danse. Car tous les jours le couple se donnait à une danse passionnée sous “Mr. Bojangles” de Nina Simone. Dans cette danse ils mettaient toute leur joie de vivre. Mais ce bonheur insolite s’est révélé fragile, parce que l'état de la mère se dégradait peu à peu, d’abord de manière à peine perceptible, puis en devenant de plus en plus inquiétant. Alors la famille relève un défi : ils vont faire durer leurs instants de joie le plus longtemps possible.

Écrit à la première personne par le petit garçon, pour lequel c’est la seule façon de vivre qu’il connaît, ce roman est énormément touchant. Personnellement, j’aime beaucoup les ouvrages pour adultes, où l’histoire se raconte par un enfant témoin des événements. Je trouve très émouvant le fait que le narrateur n’a pas la même vision des choses que le lecteur, qu’il interprète certains trucs d’adultes à sa manière sans les comprendre vraiment... Bref, c’est un ouvrage très prenant. Je ne l’ai pas seulement lu, je l’ai vécu.

Le seule défaut, c’est la prévisibilité qui m’a ennuyée un peu, surtout vers la fin.    


Titre : En attendant Bojangles
Auteur : Olivier Bourdeaut
Éditeur : Finitude
Parution : 01/2016
Pages : 160


jeudi 14 juillet 2016

Comme un frère

Lors d’une incendie dévastatrice Nathan, un garçon de 15 ans, sauve ses deux frères, un tout petit Joachim et Justin, simple d’esprit qui, apparemment, avait provoqué cette catastrophe emportant la vie de leurs parents. Des années plus tard Nathan, devenu un colosse musclé au tempérament colérique, est toujours très attaché à Joachim. Ensemble ils élèvent et dressent les chevaux, leur passion et leur gagne-pain. Ensemble ils font les escapades en ville, ensemble ils dorment : chaque nuits, après avoir fait l’amour à sa femme, Nathan quitte le lit conjugal pour rejoindre son frère dans leur chambre commune. Les deux frères s’aiment d’un amour si tendre mais si ardent, qu’un jour ça risque de tourner au drame…

C’est un court roman écrit dans les meilleures traditions du romantisme : un personnage exceptionnel, haut en couleur, les sentiments forts, l’ambiance avec une note d’exotisme et un énigme lancé aux lecteurs tout au début du récit.

Franchement, moi, j’ai aimé. Je ne dirais pas que ça m’a marqué profondément, mais j’ai aimé. Je l’ai dévoré en moins de deux jours, et c’était une lecture prenante, distrayante. Parfait pour se changer les idées ou se faire rêver d’une vie hors du commun. Je crois bien que je lirai d'autres romans de Françoise Bourdin avec plaisir.

Titre : Comme un frère
Auteur : Françoise Bourdin
Éditeur : Belfond
Parution : 06/2011
Pages : 160

lundi 4 juillet 2016

Blasmusikpop : comment un ver solitaire changea le monde

Ça fait presque deux semaines que n’ai pas écrit de billets pour ce blog, mais je vous assure que c’est pour la bonne cause : pendant cette période j’ai lu un livre fascinant, mon nouveau coup de coeur - le Blasmusikpop, le premier roman  de Vea Kaiser, une jeune auteur autrichienne.
    
Vea Kaiser
L’ouvrage compte plus de 500 pages et il n’y en a pas une de superflue ! À commencer par la couverture que je trouve très fraîche et attirante, puis le sujet et le langage… Il y a de quoi se régaler !

Ce roman se divise en deux partie : la première raconte l’histoire de Johannes, originaire d’un village alpin, qui découvre, qu’il souffre d’un ver solitaire, et part pour la capitale avec l’intention de devenir médecin. La deuxième partie est consacrée à son petit-fils, qui s'appelle également Johannes et qui rêve, à l’instar de son grand-père, d’abandonner son “village barbare” pour un “monde civilisé”.

Original avec sa dimension épique, ce roman parle de la vie de plusieurs générations des villageois et donne en plus des renseignements historiques (parfois humoristiques). Ce qui est rare dans les livres contemporains, qui tournent habituellement autour d’un petit groupe de personnages. C’est un roman sans dramatisme exagéré mais drôle et émouvant. Il possède à la fois la fluidité de la narration et la richesse des détails, le sérieux et l’ironie. C’est vraiment une des meilleurs choses que j’ai lues les derniers mois.


Titre : Blasmusikpop
Auteur : Vea Kaiser
Éditeur : Presses de la Cité
Parution : 08/2015
Pages : 525

mardi 21 juin 2016

Deux étés

Erik Orsenna m’était déjà connu par La grammaire est une chanson douce qui m’avait laissé l’impression d’une écriture raffinée et réfléchie. Du coup, en prenant Deux étés j'espérais un bon roman.

Le sujet est original : un traducteur s’installe sur une île, qui ressemble au paradis terrestre, pour y traduire l’Ada de Nabokov.  Malgré les conditions favorisant le travail, le texte résiste à la traduction. Alors tous les habitants de l’île se réunissent pour lui porter secours.
La plume d’Orsenna est remarquable, rien à dire. Les phrases mêmes, leur syntaxe, reflètent l’ambiance de la fraternité détendue de l’île. Les personnages sont décrits avec une légèreté et une douce ironie… Bref, la lecture était agréable. Mais... ce n’était peut-être pas le bon moment pour lire ce roman : j’avais besoin de quelque chose de surprenant, d’un tourbillon d'émotions… Ce qui m’a manqué afin que je donne une note plus favorable.

Titre : Deux étés
Auteur : Erik Orsenna
Éditeur : Fayard
Parution : 05/1997
Pages : 199

samedi 18 juin 2016

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

J’ai lu la moitié et j’en ai eu ma dose. Il n’y a que des idées reçues qu’on a déjà lues et entendues des milliers de fois.
Le mariage de Julia est reporté à cause de la mort de son père, avec lequel elle avait une relation tendue depuis son adolescence (bien évidemment, on devine tout de suite que ce mariage n’aura jamais lieu car Julia n’aime pas son fiancé, même si elle pense le contraire, et que, au cours du roman, elle va trouver son véritable amour). Le soir de l’enterrement elle reçois le dernier cadeau de la part de son père - une sorte de robot de haute technologie, qui est la copie exacte de ce père décédé.
J’ai vite commencé à soupçonner qu’en réalité ce ne soit pas le robot, mais le père lui-même, bien vivant, qui avait inventé toute cette mystification afin de se faire pardonner pour des anciennes fautes ou afin d’aider sa fille à trouver sa voie... Ce n’est qu’une supposition, car je n’ai pas lu jusqu’au bout, mais je n’ai pas envie de la prouver, tellement le texte est sans intérêt.

Titre : Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites
Auteur : Marc Levy
Éditeur : Robert Laffont
Parution : 05/2008
Pages : 432

lundi 13 juin 2016

Rouler

Quitte à paraître superficielle, j’avoue que je n’aime pas trop les livres sans idées bien perceptibles…
Le sujet de celui-ci consiste à un voyage en voiture vers le sud, que le personnage principal a entrepris sans but précis. Il croise des personnes plus ou moins intéressantes, chacune avec son histoire, il réfléchit un peu sur la vie est sur la mort, mais sur la plupart des page il se contente de conter ce qui se passe avec lui sur la route.
Le style de ce long monologue est assez restreint, pas riche en émotions ni en en réflections (j’ai essayé de les pêcher entre les lignes, en vain).
Encore un ouvrage (visiblement, pas le meilleur) sur un homme en quête. Cela m’a donné envie de lire l’incontournable Kerouac, histoire de comparer.

Titre : Rouler
Auteur : Christian Oster
Éditeur : Éditions de l’Olivier
Parution : 08/2011
Pages : 176

vendredi 3 juin 2016

Demain j'arrête !

Julie, jeune femme de 28 ans qui travaille dans une banque, s'aperçoit un jour qu’il  y a un nouveau nom sur une des boîtes aux lettres de son immeuble - Ricardo Patatras. Ce nom la fait marrer et, pour une simple curiosité, elle commence à guetter son nouveau voisin. Cette activité occupant la quasi totalité de son temps libre et toutes ces pensées, Julia, douée pour faire des bêtises, invente un moyen pour dévoiler la personnalité de M. Patatras...
Pour moi cet ouvrage a commencer avec deux mystères (toujours pas résolus) :
  1. pourquoi ce livre, avec une femme bien adulte pour héroïne, a paru dans la collection Jeunesse et, par conséquent, est classé dans la bibliothèque, où je l’ai trouvé, parmi les livres pour enfants ? La lecture est facile, on est d’accord, mais au fond ce n’est pas plus pour les jeunes que, par exemple, Samantha, bonne à rien faire de Sophie Kinsella...
  2. le deuxième pourquoi est lié avec le fait que le français reste pour moi une langue étrangère. Je n’ai jamais compris pourquoi le nom de Patatras est particulièrement drôle. J’admets facilement qu’il soit drôle de s'appeler François Pignon, vu toutes les allusion aux film de Veber, ou  Malaussène, comme dans les romans de Daniel Pennac, mas Patatras... Je suppose que c’est la phonétique évoquant en même temps la langue espagnole et les patates qui fait cet effet humoristique, mais moi, ça na me fait pas rigoler pour autant...

Continuant sur l'humour, Demain j'arrête ! commence pas mal, même si certaines blagues ont l’air chopées sur Internet. Pourtant, au bout de 50 pages l’humour s'épuise faisant place à une histoire mélodramatique, disons, pas très fraîche. Non, franchement, je n’en ai pas été fascinée un seul instant, mais au moins j’attendais au final plus surprenant. En fait, la fin est très très forcée, comme, d’ailleurs, tout dans ce livre...  


Titre : Demain j'arrête !
Auteur : Gilles Legardinier
Éditeur : Pocket
Parution : 04/2013
Pages : 352


jeudi 19 mai 2016

Jours tranquilles à Mixing Part

La plume d’Erlend Loe m’était déjà bien connue (et aimée) via Naïf.Super et Autant en emporte la femme. J’adore son style des phrases courtes et des listes interminables. Je savais donc à quoi m’attendre en prenant ce roman avec une jolie couverture rose vintage.
Mais si les romans lus précédemment parlaient de la crise et du développement personnels, celui-ci élabore le sujet de la famille, ou plutôt du couple. En quelque sorte c’est une études littéraire sur les relations familiales.
Jours tranquilles à Mixing Part est presque entièrement constitué de dialogues entre Bror Telemann, “homme du théâtre”,  et Nina, sa femme, professeur. Avec leurs trois enfants ils partent en vacances en Allemagne, pays adoré par la femme et détesté par le mari. Et c’est loin d’être le seul point de désaccord entre eux...
Ils se parlent, mais ils de ne s’entendent pas, comme dans les pièces de théâtre de Tchekhov.  La correspondance qu’ils mènent aux premières pages avec un couple allemand sans comprendre la langue est un beau préface symbolique du roman sur l'incompréhension totale, raconté avec beaucoup de subtilité et beaucoup d’humour aussi (ça me rappelle encore Tchekhov). D’ailleurs, contrairement aux romans précédents de Loe, ici le personnage principale n’est visiblement pas un alter-ego de l’auteur ou, au moins, n’est pas son préféré. Lui, qui croit savoir lire dans l’âme de chacun, en réalité est tout simplement déconnecte du monde réel. Pour bien comprendre le sens de l’ouvrage il faut l’extraire d’entre les lignes. C’est ce que j’aime bien.
La fin un peu trop optimiste à mon goût mais cela ne m’a pas déçu pour autant.
Conclusion : pas un coup de coeur, mis un très bon roman tout de même.

Titre : Jours tranquilles à Mixing Part
Auteur : Erlend Loe
Éditeur : Gaïa
Parution : 04/2014
Pages : 192


mardi 17 mai 2016

9 semaine ½

En l’espace d’une journée j’ai lu ce roman et regardé le fameux film. J’avoue que j’attendais plus du l’un comme de l’autre.
Le livre, écrit en 1978 (donc, bien avant les “50 nuances de Grey” que je n’ai d’ailleurs jamais lues), raconte une relation sadomasochiste. Elisa, la personnage principale, y plonge complètement, s’adonnant à la passion qui unie la souffrance physique et la jouissance au point qu’elles deviennent inséparables. Elle éprouve le bonheur et le mal d’être soumise aux soins eu aux tortures du son amant, et ce sentiment est si intense qu’elle en devient dépendante, comme accro. Son amant d’ailleurs l’entoure non seulement des coups de ceinture, mais aussi du confort au quotidien et des cadeaux mais il s’occupe d’elle comme d’un jouet préféré. Elle s’attache pourtant à lui et elle n’aurais jamais pu rompre cette liaison volontairement si son épuisement physique et psychologique ne l’avaient pas amenée à l'hôpital…


Titre : 9 semaine ½
Auteur : Elizabeth McNeill
Éditeur : Le Livre de poche
Parution : 01/2015
Pages : 190





Bref, l’histoire de la passion qui m’a passionnée. J’aime beaucoup les romans sur les sentiments forts (bienfaisants ou néfastes). Mais qu’est-ce qu’on voit dans le film ? Bah, on n’y voit rien.
Si je n’avais pas lu le livre, je n’aurais jamais compris le film : on ne voit ni la violence, ni les émotions d’Elisa, pas beaucoup de sexe (les scènes qu’on a sont tout de même jolies). Il y a juste deux personnes mystérieuses et un peu bizarres qui se rencontrent, sortent ensemble et se séparent. Qu’est-ce qui se passe entre eux au juste, ça reste un mystère. Du coup le livre court et riche en émotions se transforme en film soporifique… Seuls la musique  et les acteurs le sauvent du désastre.
En concluant, ma note pour le livre est 6/10 et pour le film  2/10.


dimanche 8 mai 2016

Des souris et des hommes

Un peu de superbe classique de la littérature américaine. J’ai adoré. Non, mais vraiment adoré, c’est un véritable coup de coeur pour moi. Je ne m’attache pas facilement aux personnages, mais là…
George Milton, un homme travailleur, honnête et pas très exigeant n’arrive pas à trouver un emploi stable car il est accompagné d’un ami simple d’esprit qui, sans le vouloir, produit le désastre partout où ils mettent les pieds…
Une histoire d’amitié si profonde, si émouvante et dramatique, où les choix ne sont pas faciles à faire, les nécessités pas faciles à accepter. Et surtout l’histoire des caractères accomplis, forts et humains qui m’ont vraiment marqués.
Quand j’ai commencé la lecture je n’attendais pas du tout à l’effet que la fin allait produire sur moi, à ce pincement du coeur qui a fait de ce roman court un de mes livres préférés. Je ne peux que le conseiller.

Titre : Des souris et des hommes
Auteur : John Steinbeck
Éditeur : Gallimard
Parution : 09/1995
Pages : 219



mardi 3 mai 2016

La fille qui avait deux ombres

Voici un ouvrage dans l’esprit de la jeunesse : entre les doutes, les émotions fortes et les sarcasmes. Le langage des sms (utilisé occasionnellement, bien sûr) et des jeux de mots est complété par des diverses allusions sur la culture de media de nos jours. Tout ça est pour raconter une histoire de la relation entre une adolescente et sa grand-mère en passant par toute la famille.
Tracassée par des rêves bizarres et par le comportement de sa grand-mère (notamment par sa décision de se confier à la chirurgie esthétique), la jeune Elisa commence à fouiller dans le passé familiale pour en sortir des secrets cachés depuis bien longtemps.
C’est avant tout pour les jeunes qui aiment le réalisme et les histoires psychologiques. Les personnages sont pas ordinaire, aux faces variées. Une seule remarque négative que j’ai : tout est un peu trop idyllique (surtout vers la fin), tout le monde s’aime, les conflits se dissipent d’eux-mêmes, bref, le ciel est trop bleu.


Titre : La fille qui avait deux ombres
Auteur :  Sigrid Baffert
Éditeur : L'Ecole des loisirs
Parution : 03/2009
Pages : 267


dimanche 1 mai 2016

D’ici là

Un écrivain âgé voyage un peu partout dans le monde, et dans les villes visitées il « rencontre », en se laissant guider par son imagination, des personnes qu’il connaissait. Rien de spécial, sauf que ces personnes-là sont mortes depuis des années. Il bavarde avec eux de tout et de rien, prend des verres, visite des lieux… Voilà tout le sujet. Enfin, d’après ce que j’ai lu, car je n’ai surmonté qu’une centaine de pages… C’est pourquoi je m’abstiens de donner ma note – elle ne serait pas suffisamment justifiée vu que je n’ai pas terminé le livre.
C’est un long monologue sans but précis, surchargé de détails.
Je me suis sentie d’un coup trop jeune et trop pressée pour le lire. Je reconnais cependant un avantage de ce roman : le personnage principal donne pas mal d’informations historiques et culturelles sur les villes évoquées, sur les moeurs des habitants… Malgré cela la lecture lente et le langage très littéraire, posé, raffiné (le langage d’une personne qui connaît tout et ne s’étonne de rien) m’ont donné l’envie de dormir et j’ai abandonné le livre. J’y reviendrais peut-être plus tard. Beaucoup plus tard.


Titre : D’ici là
Auteur : John Berger
Éditeur : Éditions de l'Olivier
Parution : 01/2006
Pages : 244

vendredi 29 avril 2016

Le Voleur des cadavres

Mon coup de cœur !
Ce polar (je dirais plutôt roman noir) d’une auteur brésilienne raconte l’histoire d’un homme tout à fait ordinaire dont la vie change subitement dès qu’il se retrouve témoin d’une chute d’un avion privé. Le pilote, auquel le personnage principal se précipite pour lui porter le secours, meurt dans ces bras en laissant sur le siège passager le sac à dos remplis de drogue que notre héro n’hésite pas à s’approprier… Après cela sa vie se dégrade peu à peu, chaque sa nouvelle action est plus immorale que la précédente.

Va-t-il s’en sortir ou sombrer définitivement dans les ténèbres ? C’est un livre sur le choix entre le bien et le mal qui ne se fait pas d’un coup mais qui est le résultat des petites décisions semblant innocentes au premier abord. L’histoire des cadavres, des drogues et d’une morne petite ville, racontée avec vivacité et ironie, c’est passionnant !
À lire absolument.

Titre : Le Voleur des cadavres
Auteur : Patricia Melo
Éditeur : Actes Sud
Parution : 10/2012
Pages : 224